Plumes métalliques Une plume s'utilise avec un porte-plume (voir Accessoires). Elle peut présenter plusieurs formes (carrée, pointue, ronde) et, suivant le métal utilisé, diverses épaisseurs qui conditionnent la finesse du délié, ainsi que la souplesse. La qualité et le prix varient fortement d'un fabricant à l'autre : aujourd'hui il existe encore quatre producteurs de plumes métalliques dans le monde (ils étaient des milliers il y a cent ans). Le genre d'écriture obtenu par chaque plume est précisé, mais il va sans dire que chacune est aussi utilisable pour le dessin.
Plumes spéciales emmanchées Inventés au début du XXe siècle pour faciliter la réalisation par les épiciers d'élégantes pancartes à poser sur les légumes, ces outils ont aujourd'hui la faveur des calligraphes amateurs et professionnels : ils permettent en effet des largeurs de trait importantes. Dans ce cas, le chargement du médium se fait, non pas en trempant dans l'encrier, mais par le côté avec un petit pinceau. Nettoyage par rinçage à l'eau chaude.
Marqueurs Progrès oblige : les plumes emmanchées sont secondées par les marqueurs spéciaux. Ils contiennent leur encre (plusieurs couleurs disponibles) et sont jetables. Les meilleurs sont japonais : leur tête de fibre très dure résiste à l'usage en même temps qu'elle autorise un flux suffisant. Ces instruments sont destinés au grand public et aux débutants mais le spécialiste l'apprécie en tant que matériel de secours.
Divers Plumes d'oiseau ou roseau, les instruments traditionnels présentent moins de facilité d'utilisation que les objets nés au XIXe siècle, mais ils ne manquent pas d'attirer de courageux adeptes. A l'opposé, toutes sortes de détournements sont autorisés pour ouvrir le tracé à des modes d'expression expérimentaux, plus libres que par le biais des instruments classiques.
Stylos Une plume taillée en carré montée sur un stylo à cartouches ou à réservoir, pour une écriture au quotidien naturellement faite de pleins et de déliés.
La particularité des instruments
La calligraphie prend forme avec la modulation permanente du trait, dont le plein et le délié peuvent s'obtenir de trois façons : - grâce à la différence entre la largeur d'une plume carrée et son épaisseur : si la plume conserve la même inclinaison, le plein et le délié sont "automatiques" et il est aisé de démarrer, par exemple avec l'écriture de chancellerie ou l'onciale (image extraite d'un livre de D. Harris) ; - avec la pression exercée sur une plume fine et fendue, c'est le cas de l'anglaise ; - en travaillant le tracé avec des instruments peu habituels, comme le font les calligraphes expérimentés et attirés par la recherche.
La plus grande partie des instruments encore disponibles aujourd'hui correspond à la première catégorie ; ils peuvent se présenter sous la forme de plumes, plumes emmanchées, marqueurs, stylos et autres, plus inhabituels.